Tableau de bord des mobilités durables
Nouveautés - Ajout de la maille AOM Vous pouvez dorénavant sélectionner une AOM comme territoire d'étude ou découper votre territoire à la maille AOM. D'autre part, il est désormais possible de partager le lien vers l'une des fiches méthodologiques ou la section d'un indicateur.
Thématique : Usage des véhicules motorisés (voitures, 2RM)
L’indicateur représente la part de ménages du territoire disposant d’au moins une voiture, c’est-à-dire le taux de motorisation des ménages (définition Insee).
Unité : % (ou nombre de ménages)
En 2021, 81,4% des ménages de France métropolitaine possèdent au moins une voiture.
Insee, Recensement de la population - Logements.
Il s’agit du nombre de ménages du territoire possédant au moins une voiture, rapporté à l’ensemble des ménages du territoire.
Ainsi, le taux de motorisation correspond au calcul suivant :
(PNN_RP_VOIT1P / PNN_MEN) * 100
avec :
PNN_RP_VOIT1P : nombre de ménages disposant d’au moins une voiture l’année NN ;
PNN_MEN : nombre de ménages l’année NN.
Géographie : les données sont diffusés selon la géographie en vigueur au 1er janvier de l’année courante.
Ces données sont issues du recensement de la population de l’Insee. Ce dernier repose sur une collecte d’information annuelle mais il est nécessaire de cumuler cinq années pour couvrir l’ensemble des populations des communes (6 ans sur la période couvrant l’année 2021, dont l’enquête a été annulée en raison du COVID). Ainsi, s’il est possible d’actualiser les données chaque année, il n’est pas possible de comparer les millésimes du recensement d’une année sur l’autre.
Encourager le report modal - Réduire la place de la voiture : politique de stationnement adaptée, circulation apaisée
En 2021, 81,2% des ménages français possèdaient au moins une voiture contre 80,5% en 2010. Cette valeur du taux de motorisation présente toutefois des disparités assez fortes selon les territoires : à titre d’exemple, le taux de motorisation en 2021 est en baisse en Île-de-France avec 65%, alors qu’il est en hausse en Bretagne avec 87,9% (source : Insee, RP 2021). Le taux de motorisation des ménages traduit notamment la dépendance à la voiture de certains territoires avec des valeurs particulièrement élevées dans les zones périurbaines et rurales, contrairement aux zones urbaines pour lesquelles les alternatives à la voiture sont plus nombreuses (transports en commun, aménagements cyclables, etc.). Ainsi, le niveau d’équipement automobile des ménages peut relever d’un choix assumé ou être contraint par divers facteurs : organisation du territoire, revenus, détention du permis…
L’autopartage, défini comme la mise à disposition de véhicules en libre-service au profit d’usagers pour la durée et la destination de leur choix, est un des leviers permettant de réduire la dépendance à la voiture et favoriser le report vers d’autres modes de mobilité, réduisant ainsi la consommation d’énergie et les émissions de polluants. En outre, il permet de libérer de l’espace urbain utilisé auparavant pour le stationnement des véhicules.
L’édition 2022 de l’enquête nationale sur l’autopartage réalisée par 6t pour l’ADEME a notamment mis en évidence l’effet « déclencheur de multimodalité » de l’autopartage, véritable levier de changement de comportement des mobilités à l’échelle individuelle : report modal, démotorisation, réduction des kilomètres parcourus en voiture… Les autopartageurs appartiennent à des ménages largement non motorisés puisque seulement 26,2% d’entre eux possèdent une voiture personnelle contre 81,3% à l’échelle nationale. Ils sont 69,5% à avoir connu une démotorisation dans leur ménage, conséquence de l’utilisation de l’autopartage pour 40% des autopartageurs. L’inscription à un service d’autopartage fait ainsi varier à la baisse la possession et l’utilisation de la voiture personnelle : 1 voiture en autopartage remplace 5 à 8 voitures personnelles, supprime entre 10 000 et 19 000 km en voitures personnelles par an et libère 0,9 à 3 places de stationnement en voirie.
La loi d’orientation des mobilités (LOM) publiée fin 2019 renforce le champ d’action des collectivités dans le développement des mobilités actives (vélo, marche), partagées (covoiturage, autopartage) et solidaires. L’article L1231-1-1 du code des transports, créé par la LOM, prévoit que les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) sont les autorités compétentes pour organiser l’autopartage sur leur territoire.
Les communes et les intercommunalités gestionnaires de voirie ou détentrices du pouvoir de police de circulation/stationnement sont impliquées dans la mise en œuvre opérationnelle des projets (création de stations, autorisations d’implantation, etc.)
Les entreprises peuvent également inciter leurs employés à une mobilité plus durable par la mutualisation de flottes entre plusieurs entreprises ou le recours à des véhicules partagés pour les déplacements des collaborateurs (au lieu de l’acquisition de véhicules de service).
Ministère de la Transition écologique - L’autopartage en France
Enquête nationale sur l’autopartage - Ademe 2022 - Communiqué de presse
Version au 19 mai 2025