Fiche méthodologique : Part des flux domicile-travail

Thématique : Déplacements domicile-travail


Description de l’indicateur


Définition

Les flux ne concernent que les personnes actives en emploi qui résident en France et travaillent en France ou dans un pays frontalier (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse ou Monaco).

Unité : % (ou nombre d’actifs)

Lecture

Les valeurs pour la France entière sont les sommes des flux des régions, c’est-à-dire que, parmi les actifs qui résident et travaillent dans une région de France métropolitaine en 2022 :

Les valeurs pour les territoires d’une maille inférieure à la France (région, département, intercommunalité, commune) sont propres à leur territoire.

Parmi les actifs qui travaillent ou résident en Nouvelle-Aquitaine en 2022 :

Métadonnées

Source(s) de données

Insee, Recensement de la population - Base flux de mobilité.

Les données de flux utilisées pour la carte et pour le diagramme de Sankey sont celles du Fichier national détaillé des mobilités professionnelles des individus : déplacements commune de résidence/commune de travail de l’Insee, issues du Recensement de la population. La base “Flux de mobilité” agrège ces données.

Méthodologie de construction

La base sur les flux de mobilité des “déplacements domicile-travail” fournit, pour l’ensemble des communes (France métropolitaine et DROM), les effectifs correspondant aux croisements du lieu de résidence avec le lieu de travail. Les EPCI, départements et régions des communes de résidence et de lieu de travail sont ajoutés à la base.

Les flux internes et de sorties correspondent à la somme des flux (NBFLUX_C20_ACTOCC15P) dont la commune d’origine (CODGEO) est dans le territoire sélectionné (et la commune du lieu de travail est dans ou en dehors du territoire sélectionné).

Les flux d’entrées correspondent à la somme des flux (NBFLUX_C20_ACTOCC15P) dont la commune du lieu de travail (DCLT) est dans le territoire sélectionné mais la commune de résidence (CODGEO) est en dehors du territoire sélectionné.

Les tables de flux sont construites identiquement pour les territoires supérieurs.

Géographie : les données sont diffusés selon la géographie en vigueur au 1er janvier de l’année courante.

Pour en savoir plus : Documentation Insee sur les bases des flux de mobilités professionnelles

Limites et préconisations d’utilisation

Définition des flux domicile-travail : les déplacements “domicile-travail” sont aussi appelés “migrations alternantes” ou “navettes”. Le recensement permet de mesurer le nombre de personnes qui résident et travaillent dans deux communes différentes de France ou qui résident en France et déclarent travailler à l’étranger (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse ou Monaco). Il mesure donc un nombre de “migrants alternants” et non un nombre de déplacements. La fréquence quotidienne, hebdomadaire ou autre des déplacements n’est pas observée.

L’incidence de l’étalement de la collecte : du fait de l’étalement de la collecte, les flux entrants dans un territoire et les flux sortants peuvent ne pas être comptabilisés la même année. Ainsi, pour une commune de moins de 10 000 habitants, recensée en 2014, les flux sortants sont relatifs à l’année d’enquête, soit 2014, alors que les flux entrants date de l’année d’enquête des communes d’origine des “navetteurs”. Cela ne remet pas en cause la fiabilité de la mesure des déplacements domicile-travail. Toutefois, compte tenu du sondage, les flux faibles de moins de 200 navetteurs devront être considérés comme des ordres de grandeur.

Pour en savoir plus : Documentation Insee sur les bases des flux de mobilités professionnelles


Politique(s) publique(s) associée(s) à l’indicateur


Action(s) visée(s)

Encourager le report modal - Favoriser le recours à des transports plus propres pour les trajets domicile-travail (déplacements contraints)

Contexte et enjeux

Le transport routier est à l’origine de 94,0 % des émissions du secteur des transports (119,2 Mt CO2 éq en 2023) et la majorité des GES des transports proviennent des voitures particulières (53 % en 2023, soit 67,5 Mt CO2 éq) [source : CITEPA, 2023]. Tous modes de transport confondus, les trajets domicile‑travail en France métropolitaine représentaient à eux seuls 13 % des émissions de GES des transports en 2019, et plus de 25 % des émissions des voitures des particuliers [source Insee/Sdes, données 2019]. Les déplacements domicile-travail représentent donc un enjeu majeur des politiques de réduction des émissions liées à la voiture.

Afin d’orienter les actions à mettre en place pour réduire les émissions dues à ces déplacements contraints, une phase préalable de diagnostic des différents flux domicile-travail est nécessaire : l’identification des principaux flux et pôles générateurs de déplacements. Ces données croisées avec les infrastuctures de transport existantes permettront de mieux cibler ces actions.

Réglementation et aides disponibles

Afin d’encourager le recours à des modes de transports alternatifs et durables pour les déplacements domicile-travail, un “forfait mobilités durables” (FMD)“, prévu par la loi d’orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019, a été mis en place dans les secteurs privé et public avec la parution de plusieurs décrets. Le versement de ce forfait a vocation à assurer une prise en charge par les entreprises et les collectivités des frais de déplacement de leurs employés sur leurs trajets domicile-travail effectués avec des modes alternatifs à la voiture individuelle, comme le vélo ou le covoiturage.

Le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires et l’ADEME, ont initiée en 2021 avec le soutien de France Mobilités la mise en place d’un baromètre “forfait mobilités durables”. Ce baromètre vise à dresser un état des lieux du déploiement du “forfait mobilités durables” (FMD) chez les employeurs français et d’identifier les freins et les leviers d’action favorisant son déploiement. Les résultats de l’édition 2025 montrent que la connaissance du FMD reste globalement faible dans le secteur privé (19% des entreprises interrogées connaissent le dispositif, contre 49% des collectivités). Les leviers d’action envisagés sont : dans le privé, l’augmentation du plafond d’exonération sociale et fiscale du FMD (43%) et l’utilisation d’un titre-mobilité (37%), alors que les collectivités privilégient la création d’un Forfait Mobilités Durables Global (65%) et l’inclusion de la marche (57%). Les modes ouvrant droit à l’aide sont majoritairement le vélo et le covoiturage.

L’employeur peut également réaliser un plan de mobilité employeur. Celui-ci établit un programme d’actions (avec un ensemble de mesures concernant les transports alternatifs, l’organisation du télétravail, l’encouragement aux pratiques de mobilité active comme le vélo, l’organisation du covoiturage, etc.), un plan de financement et un calendrier de réalisation des actions, ainsi que des modalités de suivi et de mise à jour. Il est possible aussi de coordonner ses actions avec celles des entreprises voisines ou de mettre en place des solutions de transport pour ses salariés à travers un plan de mobilité employeur commun.

Ressources et outils complémentaires


Version au 04 novembre 2025