Fiche méthodologique : Nombre de stations de transports en commun pour 1000 habitants

Thématique : Transports collectifs


Description de l’indicateur


Définition

L’indicateur représente le nombre de stations de transports en commun disponibles sur le territoire, selon le mode de transport : bus, tramway, métro, train, et autres.

Une station représente ici le groupement d’un ou plusieurs arrêts qui se situent à proximité et portent le même nom.

L’indicateur est rapporté au nombre d’habitants (pour 1000) du territoire (population municipale). Pour une année N, la population associée (issue du recensement de la population par l’Insee) est celle entrée en vigueur au 1er janvier de l’année N. Par exemple, les données du millésime 2025 sont rapportées à la population municipale de 2022, entrée en vigueur au 1er janvier 2025.

Unité : stations/1000 hab. (ou nombre de stations)

Lecture

En 2025, il y avait 2,3 stations de transports en commun, tout type confondu, pour 1000 habitants de France métropolitaine, pour un total de 152.5K stations.

Métadonnées

Source(s) de données

Données sur les stations de transports collectifs :

Données GTFS des réseaux disponibles sur transport.data.gouv.fr

Données du 02/09/2025. L’ensemble des fichiers GTFS recensés sur le Point d’Accès National aux données de transport sont concaténés.

Données de la population :

Insee, Recensement de la population - Population de référence (municipale).

Méthodologie de construction

Les données disponibles sur le point d’accès national (PAN) transport.data.gouv.fr correspondent aux positions des arrêts et tracés de lignes de tous les jeux de données de transport en commun disponibles sur la plateforme transport.data.gouv.fr. Ce jeu de données est une fusion des GeoJSON générés à partir des fichiers GTFS et publiés en ressources communautaires sur data.gouv.fr. Le site de l’organisation GTFS documente et décrit le format et la structure des fichiers qui composent un jeu de données GTFS.

Les fichiers routes.txt listant les différents itinéraires permettent de distinguer le mode de transport (variable route_type) :

On recense alors les stations dans les fichiers stops.txt qui contiennent notamment les informations suivantes :

Chaque fichier GTFS est traité comme suit :

Une fois les fichiers GTFS traités individuellement, ils sont concaténés et traités comme suit :

Pour chaque arrêt, on compte le nombre distinct de routes qui y circulent, par type. Ce sont les stations.

Limites et préconisations d’utilisation

Les données couvrent uniquement les territoires qui diffusent leur données GTFS sur data.gouv.fr, et sont actualisées chaque jour. Ces dernières et l’indicateur sont donc une représentation du réseau des transports collectifs au jour de la collecte des fichiers GTFS. Selon la date de téléchargement des données, le nombre de stations peut varier localement.

Les stations de transports en commun comptabilisées sont restreintes aux modes de transports suivants : bus, tramway, métro, train, autres, et non-renseigné. Les stations de RER sont inclus dans les stations de transports en commun ferré.

Suppression du millésime 2024 : cette année n’est plus maintenue dans l’historique de l’indicateur, car les données GTFS ne permettent pas de construire un indicateur fiable et de qualité, malgré les traitements appliqués (exemples : une même station avec des noms différents selon l’opérateur-producteur de données, type de route erroné, types de route différents mais sur un même point, coordonnées incorrectes…). Les données GTFS sont une capture instantanée d’un jour donné et ne mettent pas d’historique à disposition, il est donc impossible de réviser cet indicateur.

Sur le millésime 2025 : des doublons et incohérences peuvent subsister malgré les traitements, en raison d’erreurs de renseignement des producteurs de données. De plus, de nombreux fichiers GTFS décrivent le même réseau mais avec des identifiants et des nomenclatures inassimilables, ce qui rend les agrégations impossibles.


Politique(s) publique(s) associée(s) à l’indicateur


Action(s) visée(s)

Encourager le report modal - Favoriser l’usage des transports collectifs

Contexte et enjeux

La voiture reste le principal mode de transport en France pour la mobilité du quotidien (63% en 2019) alors que les transports en commun sont empruntés pour 9% des déplacements. Cet écart est accentué dans les territoires ruraux où la voiture représente 4 déplacements sur 5 (source : SDES, EMP 2019).

Dans les communes (pôle ou couronne) où la majorité de la population habite à moins de 10 minutes à pied d’une station de métro ou de tramway, 42 % des personnes en emploi se déplaçant pour se rendre au travail empruntent les transports en commun, contre 16 % sur l’ensemble du territoire. À type de commune et taille de l’aire comparables, les émissions des trajets domicile‑travail sont plus basses de 40 % dans les communes où la majorité de la population vit à moins de 10 minutes à pied d’une station de métro ou de tramway par rapport à celles où aucune station n’est à proximité (moins de 10 minutes en voiture) (source : Insee/Sdes, données 2019).

Si favoriser l’utilisation des modes collectifs comme alternative à la voiture constitue un levier de réduction des émissions, les transports publics occupent également une place structurante afin de rendre effectif le droit à la mobilité pour tous. Encourager le report modal nécessite de renforcer l’offre de transports collectifs sur les réseaux de transports urbains, interubains et sur les réseaux ferroviaires (transilien, TER, RER), ainsi que le maillage du réseau. Le déploiement de l’offre doit également favoriser l’intermodalité entre les différents modes de transports en commun (ex : pôles d’échanges, coordination des horaires…).

Réglementation et aides disponibles

Pour encourager le report modal vers les transports collectifs, le Gouvernement prévoit :

Ressources et outils complémentaires


Version au 04 novembre 2025