Tableau de bord des mobilités durables
Nouveautés - Ajout de la maille AOM Vous pouvez dorénavant sélectionner une AOM comme territoire d'étude ou découper votre territoire à la maille AOM. D'autre part, il est désormais possible de partager le lien vers l'une des fiches méthodologiques ou la section d'un indicateur.
Thématique : Mobilités partagées
L’indicateur représente le nombre de lieux de covoiturage ouverts au sein d’un territoire, selon la typologie de ce lieu : aire de covoiturage, auto-stop, délaissé routier, parking, parking relais, sortie d’autoroute, supermarché.
Unité : lieux de covoiturage
En 2025, on dénombre 9.1K lieux de covoiturage en France métropolitaine, dont 2.4K aires de covoiturage.
Base nationale consolidée des lieux de covoiturage
La base nationale des lieux de covoiturage (BNLC) tend à recenser l’ensemble des lieux, points de départ ou d’arrivée, propices au covoiturage. Ces lieux de covoiturage ne concernent que les offres qui permettent de stationner gratuitement. Les producteurs de données ne doivent référencer que les lieux de rencontre assurant la sécurité de prise en charge des passagers, au regard notamment de leur accessibilité par voie piétonne.
Les données des lieux de covoiturage sont structurées selon le schéma national des lieux de covoiturage : ce schéma permet de modéliser des lieux pertinents (aires de covoiturage, parkings, délaissés routiers, etc) pour commencer ou terminer un trajet en covoiturage.
L’indicateur est calculé en sommant le nombre de lignes pour chaque territoire, selon le type de lieu de covoiturage.
Seuls les lieux accessibles (variable ouvert) à la publication des données sont comptabilisés. De plus, dans les cas où une ligne est doublonnée, on ne garde que la première ligne selon id_lieu et les coordonnées Xlong et Ylat.
Les données peuvent ne pas être exhaustives, étant des données déclaratives.
Optimiser l’utilisation des véhicules - Développer la pratique du covoiturage et déployer une offre de véhicules partagés
Le covoiturage consiste en l’utilisation commune d’un véhicule par un conducteur non professionnel avec un (ou plusieurs) passager(s) pour effectuer tout ou partie d’un trajet initialement prévu par le conducteur. La pratique ne doit pas être rémunérée en dehors du partage des frais de déplacement. On parle de covoiturage du quotidien quand on partage un trajet de moins de 80 km, effectué plusieurs fois par semaine.
Aujourd’hui, la majorité de ces déplacements du quotidien sont effectués avec une seule personne en voiture et on estime à seulement 3 % la part du covoiturage quotidien. Le covoiturage est pourtant un levier essentiel face aux enjeux de sobriété énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, puisque un trajet en covoiturage permet, en moyenne, d’éviter de l’ordre de 6 kg de CO2.
Afin d’accélèrer le développement du covoiturage, le Gouvernement a lancé en décembre 2022 le Plan national covoiturage du quotidien pour promouvoir le covoiturage courte distance. L’objectif est de tripler le nombre de trajets réalisés en covoiturage d’ici 2027, soit un objectif de 3 millions de trajets quotidiens en covoiturage contre 900 000 trajets aujourd’hui. Si l’objectif est atteint, jusqu’à 4,5 millions de tonnes de CO2 pourront être évitées annuellement.
Afin de suivre l’évolution des pratiques du covoiturage courte-distance en France et d’évaluer l’impact des mesures mises en œuvre par l’Etat, les collectivités et les entreprises, l’observatoire national du covoiturage quotidien a été mis en place par les services du ministère des Transports, du Cerema, de l’Ademe et du GART. Cet observatoire exploite notamment les données relatives aux trajets de covoiturage issues du registre de preuve de covoiturage qui collecte les trajets émanant des opérateurs de covoiturage partenaires.
Avec le Plan national covoiturage du quotidien, le Gouvernement a mis en place plusieurs aides pour favoriser le développement du covoiturage au quotidien :
Le forfait mobilités durables (FMD)
Grâce au forfait mobilités durables (FMD), le gouvernement et les employeurs encouragent l’utilisation de mobilités moins polluantes. Les déplacements domicile-travail effectués en covoiturage peuvent être en partie pris en charge par l’employeur.
les employés du secteur privé peuvent recevoir un FMD jusqu’à 800€/an, exonéré d’impôts sur le revenu (cette prise en charge facultative, versée par votre employeur, est exonérée de cotisations et de charges sociales pour lui).
les agents de la fonction publique peuvent bénéficier d’un forfait mobilités durables de 300€ cumulable avec le remboursement de l’abonnement transport en commun.
Le Fonds vert
La mesure “Développement du covoiturage” du Fonds vert vise à accompagner les collectivités dans la mise en place du plan d’actions national de développement du covoiturage du quotidien. Celle-ci doit permettre de développer la pratique du covoiturage avec la mise en place par les collectivités d’infrastructures facilitant l’usage (aires, lignes, voies réservées) et des actions d’animation et d’incitation financière.
Fin de la prime de 100 € pour les primo-conducteurs
Depuis le 1er janvier 2023, les conducteurs qui se lançaient dans le covoiturage courte-distance recevaient une prime de 100 €, via les plateformes de covoiturage, sous la forme d’un versement progressif. Cette prime a été supprimée au 1ᵉʳ janvier 2025.
Ministère de la Transition écologique - Covoiturage du quotidien
Cahier d’accompagnement de la mesure “Développement du covoiturage” du Fonds vert
Etude SDES - Se déplacer en voiture : seul, à plusieurs ou en covoiturage ? (Données EMP 2019)
Version au 04 novembre 2025